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Les péripéties d’Alice

« Les péripéties d’Alice » raconte le quotidien d’Alice, une jeune femme autiste, avec ses défis et ses joies.

1. Tenir une conversation

Il n’est pas toujours facile pour les personnes autistes de discuter de manière informelle avec d’autres personnes. C’est particulièrement le cas au travail où l’on ne peut pas toujours choisir son interlocuteur, ni réguler son environnement. Ce qui est naturel pour les personnes non autistes, comme le fait de regarder l’autre dans les yeux ou d’appuyer le langage avec des gestes ou des phrases de relance, est une gymnastique épuisante pour les personnes autistes. Le moindre élément de la communication est intellectualisé au lieu d’être automatisé. Il en résulte une très grande fatigue pour les personnes autistes qui peuvent parfois manquer complètement le sens d’une conversation à force de s’être concentrées sur les éléments de langage non-verbaux ou donner une impression étrange quand elles se concentrent sur le sens mais ne regardent pas leur interlocuteur ou conservent un visage neutre.

 

 

2. Tu m’aimes comme je suis

 

3. Le monde du travail

Travailler en milieu ordinaire reste un défi quotidien pour bon nombre de personnes autistes. Les exigences en matière d’interactions sociales et un environnement sensoriel souvent inadapté augmentent ces difficultés. De ce fait, des personnes autistes très compétentes sont éloignées de l’emploi, faute de pouvoir bénéficier des aménagements nécessaires à leur fonctionnement. Celles qui ont pu accéder à un emploi ont accès ou non aux aménagements de travail dont elles ont besoin. Les personnes autistes mettent également en place des stratégies afin de diminuer leur exposition aux situations pénibles. Le fait de s’isoler dans une pièce au calme avant d’être en surcharge sensorielle et/ou sociale fait partie des stratégies d’évitement mises en place par les personnes autiste.

 

4. Une nuit d’insomnie

Les personnes autistes ont des difficultés à trouver le sommeil et à le conserver. Cette problématique est au coeur des préoccupations des personnes autistes et de leur famille, pourtant elle a été jusque là peu étudiée comparativement à d’autres pathologies associées.

Selon une étude de Goldman S.E. (et al. Dev. Neuropsychol.), 44 à 86 % des enfants autistes ont des troubles du sommeil contre 10 à 16 % dans la population normale. Les personnes autistes sont sujettes aux insomnies, il leur faut en moyenne 11 minutes de plus que les personnes non autistes pour s’endormir, et beaucoup d’entre-elles se réveillent fréquemment et à plusieurs reprises durant la nuit.

Le manque de sommeil a des conséquences directes sur les personnes autistes et notamment sur leurs capacités sociales. Les enfants autistes qui souffrent de troubles du sommeil ont plus de comportements stéréotypés et performent moins bien aux tests d’intelligence. Ils ont également plus de difficultés à se concentrer.