Le projet Chatounets : initier les interactions sociales

Le projet Chatounets est né d’une phrase que j’entends souvent « l’autisme c’est compliqué ». Et c’est vrai. Les non initiés, les personnes qui ne connaissent pas encore l’autisme et souhaitent se renseigner sur le sujet sont confrontés à des termes pour le moins obscurs pour un néophyte : « dyade autistique », « intérêts répétitifs et restreints », « comorbidités », « troubles des interactions sociales » et autre « hypo/hyper sensibilités ».

L’objectif du projet Chatounets est donc d’expliquer dans des mini bandes-dessinées de trois vignettes un des grands principes de fonctionnement de l’autisme. J’ai choisi de le faire avec humour, non pas par manque de respect pour les difficultés réelles que ce fonctionnement peut entrainer en société mais parce que celui-ci amène aussi parfois à des situations cocasses.

Cette deuxième bande-dessinée du projet Chatounets va servir à illustrer de manière ludique un point de la dyade autistique qui concerne les interactions sociales, et notamment le fait d’initier les interactions sociales.

Si le fait de débuter une conversation avec autrui semble aller de soi et être naturel pour la plupart des personnes, cela peut représenter une difficulté pour les personnes autistes. Comme elles ont peu de « sens social », elles ne savent pas toujours spontanément comment aller vers les autres. Ainsi le simple choix du mot employé pour initier le contact peut être source de questionnement, comme le fait de ne pas savoir s’il faut serrer la main d’une personne ou l’embrasser sur les joues pour la saluer. Le moindre élément composant le début de l’échange avec une autre personne est source d’interrogations et si celles-ci ne trouvent pas de réponse, cela deviendra un frein à l’interaction sociale car la personne autiste ne saura pas de quelle manière il est approprié de saluer une personne.

Aussi les personnes autistes ont souvent des difficultés à transposer les savoirs appris dans un domaine particulier à des situations plus générales. Ainsi le fait de saluer un camarade de classe à l’école ou son professeur, se fait de manière très différente et il faut avoir identifier quel est le statut de la personne que l’on salue afin de rechercher dans son répertoire de quelle manière celle-ci doit être abordée.

Ces difficultés qui semblent minimes et peuvent faire sourire représentent en réalité une source de stresse pour les personnes autistes. Si ce stresse est trop important et/ou que la personne autiste ne sait pas comment saluer son interlocuteur, elle préfèrera parfois éviter l’interaction sociale et ne pas entrer en contact avec autrui.

Que ce dernier point de précision ne vous empêche pas de rigoler à cette deuxième BD du projet Chatounets, parce qu’il est vrai que nos maladresses sociales sont parfois drôles.

 

Le projet Chatounets : initier les interactions sociales

Le projet Chatounets : initier les interactions sociales

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